Qui est Annick ?!

Rien ne me destinait à endosser le métier de vigneronne mais lors de l’acquisition du vignoble, il m’a paru évident, au regard de mon attachement à la nature, de prendre la direction de cette aventure.

 

A l’issue de la formation VITI OENO en 2004, au cours de laquelle j’ai effectué des stages de vinification chez des confrères vignerons, j’ai pris la décision de m’installer. J’ai trouvé une vieille cave dans le village de Berlou, équipée de cuves en ciment. Cette dernière avait un avantage, car le bâtiment  est semi enterré et permet de rentrer la vendange par gravité.

Ma première vinification a démarré par l’élaboration du rosé « La vie en Rose », avec un stress qui me submergeait mais dans lequel il ne fallait pas sombrer. Par exemple je devais me réveiller en pleine nuit pour aller surveiller les températures et contrôler si le groupe de froid fonctionnait bien. Ensuite, les raisins pour l’élaboration des rouges arrivaient à mesure de leur maturation, et les cuves se sont remplies.

La tache quotidienne énorme que représentent ces cuves pleines d’un produit vivant dont on doit s’occuper sans relâche m’a fait penser à une multitude d’enfants dont il faut s’occuper, surveiller, prendre les températures et tout cela avec beaucoup d’amour.

 

Mais comme toutes les femmes, la féminité a repris le dessus, et les ongles noircis par la manipulation des mouts rouges étaient contraires à mon éthique, d’où un approvisionnement massif de boites de gants de chirurgiens.

 

Les temps morts, au cours des remontages des mouts, assise sur une comporte, accompagnée du   bruit incessant de la pompe, m’ont permis d’avoir une réflexion sur la destination des différentes cuvées élaborées et sur les noms de ces dernières, qui ont été influencés par une enfance et une adolescence à l’étranger, loin du schéma classique, renforcé par l’image du Languedoc, nouvel eldorado du vin Français.

 

Dix ans après, le stress de la vendange s’est transformé en un moment particulier, la sensation que c’est l’aboutissement d’une année de culture et l’excitation de la découverte du nouveau millésime.

L’aventure se poursuit notamment avec les premières plantations de raisin blanc qui ont donné leurs fruits cinq ans après et avec l’élaboration de nouvelles cuvées qui apportent une grande satisfaction après un travail de longue haleine.

Aujourd’hui, la restructuration du vignoble est arrivée à son terme après quatre ans de replantation et nous pouvons nous concentrer sur l’amélioration des conditions de travail et toutes les « tâches qualitatives » qui ne pouvaient être la priorité jusqu’à maintenant.

 

L’aventure est devenue une affaire de famille car les enfants, à l’issue de leurs études ont fait des  formations complémentaires, afin d’être préparés à un reprise du Domaine quand le moment sera opportun. Enfin, une construction de chai est planifiée, dans un site à caractère Méditerranéen, au milieu du maquis et d’une pinède qui me font penser qu’aujourd’hui, le bonheur est dans les vignes !

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